vélo n. m.
  Véhicule terrestre léger, à deux roues, propulsé par la seule
  force de l'homme.

  Le mot vélo, abréviation de vélocipède, s'est imposé dans le
  langage courant actuel. Il a même supplanté le mot
  bicyclette, qui avait lui-même succédé à vélocipède dans les
  dernières années du XIXe siècle.

Description générale des vélos et des tandems

  Un vélo comporte un cadre léger sur lequel est boulonné
  rigidement l'essieu de la roue arrière. Ses deux roues sont
  munies de pneumatiques (ou de boyaux collés dans le cas des
  vélos de course). La roue avant, portée par une fourche
  orientable par rapport au cadre, est directrice. Son
  orientation est commandée par un guidon transversal, sur les
  extrémités duquel s'appuient les deux mains du cycliste,
  assis sur une selle. La stabilité d'un vélo qui roule est
  dynamique : elle est assurée grâce à des corrections
  instinctives effectuées par le cycliste sur le guidon,
  corrections qui ont pour effet de braquer la roue avant du
  côté vers lequel s'amorce une chute. La version de base du
  vélo, ou bicyclette, est individuelle. Il en existe une
  version rare, à deux places en ligne, appelée tandem.
  L'effort musculaire du cycliste est transmis à la roue
  arrière, dans un vélo, par l'intermédiaire d'un plateau
  denté, d'une chaîne et d'un pignon solidaire de la roue
  arrière. Les tandems sont munis de deux pédaliers solidaires
  l'un de l'autre par l'intermédiaire de deux plateaux dentés
  de même diamètre, et d'une chaîne supplémentaire. C'est le
  pédalier arrière qui porte également le plateau moteur,
  entraînant la roue arrière ; le cycliste avant, disposant du
  guidon, pilote le tandem ; le cycliste arrière s'appuie sur
  un pseudo-guidon fixe.

  Dans les vélos modernes, les rapports de démultiplication
  entre pédalier et roue arrière peuvent varier
  considérablement en fonction des besoins (montée ou marche
  vent debout, roulage à plat, descente). Dans les cas les plus
  simples, la roue arrière porte plusieurs pignons de diamètres
  différents (trois ou quatre) et la chaîne peut être déplacée
  du pignon sur laquelle elle s'enroule grâce à une fourchette
  agissant latéralement sur son brin de retour, et qui l'oblige
  à s'engrener sur un pignon adjacent, plus grand ou plus
  petit. Ce dispositif s'appelle, fort justement, un
  dérailleur. Les diamètres des pignons étant différents, le
  brin de retour de la chaîne est maintenu légèrement tendu par
  une petite poulie portée par un bras articulé qui, placé sous
  la dépendance d'un ressort, absorbe les conséquences de la
  variation du périmètre d'enroulement de la chaîne. Dans les
  cas les plus complexes, le pédalier possède deux couronnes
  dentées accolées et un second dérailleur. Une telle
  disposition multiplie par deux le nombre des rapports
  accessibles par le premier dérailleur sur les seuls pignons
  arrières.

Les vélos modernes

  Ils comportent de très nombreuses versions adaptées à la
  circulation en ville, à la promenade, à la course sur route,
  aux parcours tout-terrain de loisir ou de compétition. La
  position de confort du cycliste n'est pas la même en
  promenade et en course. Les vélos de course possèdent, de ce
  fait, des guidons surbaissés. Des efforts techniques
  considérables ont été déployés pour alléger les vélos sans
  altérer leur solidité (jantes de roues et cadre en alliage
  léger à l'aluminium, ou ultra-léger au magnésium ; cadres en
  fibre de carbone, etc.). Tous les vélos comportent deux
  freins, qui pincent les jantes de chacune des roues, freins
  commandés par des poignées situées aux extrémités du guidon,
  par l'intermédiaire de câbles coulissant dans des gaines
  souples. Les vélos de promenade et de circulation en ville
  sont munis d'un dispositif d'éclairage à l'avant et de
  signalisation à l'arrière, alimenté par un petit alternateur
  entraîné par une molette, que l'on met en contact avec l'un
  des deux pneumatiques. Quelques vélos de très grand luxe
  mettent en œuvre des techniques inspirées par les
  motocyclettes, assurant notamment la suspension de leurs
  roues (fourche télescopique à l'avant, cadre flexible à
  l'arrière).

Historique

  Les premiers bicycles sont munis de deux roues fixes par
  rapport à leur cadre. Ils sont mus et maintenus en équilibre
  par l'action alternative des pieds sur le sol. Tel est
  notamment le cas du célérifère, qui nécessite donc un arrêt
  et un soulèvement de la roue avant, pour effectuer tout
  changement d'orientation. L'intérêt pratique de tels bicycles
  est donc inexistant. Mais, en 1816, l'Allemand Karl Friedrich
  Drais, baron von Sauerbronn, invente un bicycle, toujours mû
  par appui latéral, mais doté d'un guidon et d'une roue avant
  directrice. C'est cet appareil, appelé draisienne, qui met en
  évidence la stabilité dynamique des engins à guidon et permet
  à leur utilisateur, pour la première fois, de lever les deux
  pieds en profitant d'un élan ou d'une descente. En 1855, le
  Français Pierre Michaux, et son fils Ernest Michaux,
  inventent le pédalier. Faute de disposer d'un moyen de
  transmission adéquat, ils rendent le pédalier directement
  solidaire de la roue avant des draisiennes. Cette tentative
  est un échec, essentiellement en raison du fait que la
  progression de la draisienne à vitesse normale impose une
  fréquence de pédalage trop élevée, incompatible avec les
  possibilités physiques humaines ; la position du cycliste
  est, de plus, très inconfortable. Telle est la raison de
  l'apparition du paradoxal grand bi (pour grand bicycle),
  comportant une très grande roue avant et une petite roue
  arrière. Le développement de cette grande roue motrice
  confère une vitesse convenable au pédalier. Le conducteur est
  également bien assis, à peine en arrière de l'axe de son
  pédalier. Tous ces avantages compensent largement la
  difficulté de monter sur des engins aussi élevés, et le
  succès du grand bi est dès lors assuré. En 1879, l'invention
  de la chaîne permet de revenir aux engins bas, à deux roues
  de même diamètre, munis d'un pédalier central entraînant la
  roue arrière avec le rapport de vitesse souhaité ; la
  position du cycliste est encore plus confortable que sur le
  grand bi. La bicyclette moderne est née, confortée, en 1888,
  par l'invention du pneumatique.

  Les origines du cycle, ancêtre de la bicyclette, sont en fait
  fort lointaines. Les premières roues sont représentées sur
  les bas-reliefs égyptiens et assyriens ; mais les historiens
  émettent des avis différents sur leur signification. Selon
  les hiéroglyphes des obélisques de Louxor, les engins à deux
  roues dateraient du temps des pharaons ; on distingue en
  effet un homme assis sur un bâton dont l'extrémité est reliée
  à deux roues.

  Dans son Histoire de la vélocipédie (1891), Louis Baudry de
  Saunier affirme qu'un certain M. de Sivrac a inventé en 1791
  un engin en bois constitué par un siège fixéà deux roues,
  baptisé célérifère. Mais il s'agit d'une mystification,
  destinée à faire croire que la bicyclette est une invention
  française. En fait, le véritable inventeur de l'ancêtre de la
  bicyclette est le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn
  (1785-1851), directeur des Eaux et Forêts du grand-duché de
  Bade, qui présente sa machine à Paris en 1818. Le public et
  les journaux (en particulier Le Journal de Paris) le traitent
  d'imposteur. Pourtant son invention a des partisans et on la
  baptise draisienne. On assure que l'engin peut rouler sur
  terrain sec et plat à 4 lieues à l'heure et, en descente,
  aller plus vite qu'un cheval ventre à terre. Mais la
  draisienne du baron sera oubliée, car elle est trop difficile
  à manœuvrer.

  Ignorée en France, la draisienne intéresse la Belgique et la
  Grande-Bretagne. En 1839, l'Écossais MacMillan imagine un
  modèle où la roue arrière est plus haute que la roue avant.
  C'est à Paris, en 1861, qu'un grand pas va être franchi dans
  l'amélioration de la technique. Un jeune homme de dix-neuf
  ans, Ernest Michaux, dont le père, Pierre, vient de réviser
  un vélocipède confié par un client, suggère de fixer une
  barre afin d'y poser les pieds : c'est ainsi que Pierre
  Michaux invente la pédivelle, qui va devenir la pédale. Le
  meilleur ami d'Ernest Michaux, le Britannique James Moore, se
  passionne pour ce nouveau moyen de locomotion, dont il décide
  de faire un sport. Et, le 31 mai 1868, il remporte dans le
  parc de Saint-Cloud la première course cycliste de
  l'histoire, disputée sur 1 200 m ; il réalise le temps de 3
  min 50 s. Le 7 novembre 1869, le même James Moore termine en
  tête de Paris-Rouen, la première course " ville à ville "
  organisée en France ; il couvre les 125 km en 10 h 25 min.

  L'engouement général pour le vélocipède contribue à
  l'amélioration de la technique. En Russie, on remplace la
  roue arrière par des patins à glace ; en Grande-Bretagne, on
  fabrique par centaines des machines mieux conçues que les
  françaises ; en Belgique, à Gand, un concours international
  obtient un succès considérable ; en Italie, l'organisation de
  courses de vitesse soulève (déjà !) les passions. Aux Pays-
  Bas, la reine étant l'une des premières utilisatrices du
  vélocipède, on donne à celui-ci l'appellation de " petite
  reine ".

  Dès 1869, des clubs pour les vélocipédistes sont créés et Le
  Vélocipède, le premier magazine spécialisé, est lancé. Le
  tricycle et le quadricycle font leur apparition et le
  vocabulaire s'enrichit bientôt d'un nouveau mot : le bicycle.
  L'industrie du cycle, à la veille de la guerre de 1870, est
  florissante. Mais les Britanniques vont profiter du conflit
  franco-allemand pour donner à leur industrie du bicycle la
  première place européenne. En 1875 naît le grand bi ;l'engin
  est doté d'une roue avant haute de 1,30 m et d'une roue
  arrière de 0,30 m de diamètre seulement. Victor Renard, un
  Parisien, fait mieux encore avec une machine haute de 3 m,
  d'un poids de 65 kg et pouvant développer 9,50 m à chaque
  tour de roue. Des courses de grands bis sont organisées ;
  mais elles doivent être abandonnées en raison des trop
  nombreux accidents auxquels elles donnent lieu.

  Lors de l'Exposition internationale de Paris de 1878, le
  bicycle mérite la place d'honneur. Quelques mois plus tard,
  le Français Louis Sergent perfectionne une idée avancée dix
  ans plus tôt - si l'on excepte les projets de Léonard de
  Vinci en 1482 ! - par André Guilmet, et invente la chaîne. En
  1885, après le déclin du grand bi, la bicyclette, terme
  désormais consacré pour un vélocipède à roue arrière motrice,
  reçoit sa forme actuelle. Des améliorations lui sont
  apportées : elles portent sur le poids, les pneumatiques, les
  jantes, les roues, les rayons, les tubes, les freins... En
  1911, le Français Panel se présente au départ du Tour de
  France avec une bicyclette équipée d'un dérailleur, mais il
  ne retient pas l'attention. C'est seulement dans les années
  1930 que le dérailleur, réalisé par le constructeur Lucien
  Juy, va intéresser les coureurs cyclistes. Ce dérailleur,
  destinéà changer de vitesse (les bicyclettes actuelles
  peuvent posséder plus de dix vitesses et un double plateau)
  sur la route, n'est pas utilisé sur la piste. Les pistards
  doivent rouler sur des machines à pignon fixe, c'est-à-dire
  sans roue libre.

  En 1876, à Cambridge, le Britannique Doods, parcourt 25,508
  km dans l'heure sur une bicyclette de 25 kg. Le 6 septembre
  1996, le Britannique Chris Boardman couvre 56,375 km dans
  l'heure ; pour mener à bien sa tentative, il a utilisé une
  machine profilée équipée d'un guidon spécialement allongé qui
  lui a permis d'améliorer sa position aérodynamique. En un peu
  plus d'un siècle, l'industrie du cycle a considérablement
  évolué. Quelque peu en déclin au cours des années 1950, elle
  est aujourd'hui plus florissante que jamais, car la
  bicyclette passionne toutes les nations sans exception et,
  dans les plus industrialisées, son usage non polluant est en
  partie liéà la redécouverte de la nature. La France, à elle
  seule, en produit environ 1 million d'unités par an. Mais le
  principal producteur est la Chine (plus de 30 millions de
  bicyclettes par an).

cyclisme - Le sport cycliste Des hommes et des courses ont fait
  la gloire du sport cycliste. On a longtemps distingué les
  professionnels, qui disputaient les grandes épreuves et
  étaient surtout issus des pays d'Europe de l'Ouest, et les
  amateurs, qui participaient aux jeux Olympiques et venaient
  d'Europe de l'Est. En 1995, l'Union cycliste internationale a
  décidé de gommer cette distinction. Deux nouvelles catégories
  ont été créées : élite et espoir (moins de vingt-trois ans).
  Aux jeux Olympiques d'Atlanta, tous les champions cyclistes
  sont autorisés à participer. Le cyclisme est sport olympique
  depuis les premiers Jeux de 1896. La vitesse, le kilomètre
  départ arrrêté (contre la montre), la poursuite individuelle,
  la poursuite par équipe, la course aux points se déroulent
  sur piste ; la course individuelle et la course contre la
  montre se disputent sur route. La plupart des champions
  olympiques de cyclisme ont tenté leur chance dans les rangs
  professionnels, mais seuls les Français Michard (1924) et
  Rousseau (1956), les Italiens Sacchi (1952) et Gaiardoni
  (1960), en vitesse, l'Italien Baldini (1956) et le
  Néerlandais Kuiper (1972), sur route, le Belge Sercu (1964),
  sur le kilomètre, ont pleinement réussi. Toutefois, de grands
  noms du cyclisme figurent aussi au palmarès du kilomètre
  olympique : ainsi, le Danois Falk-Hansen (1928), le
  Néerlandais Van Vliet (1936), les Français Dupont (1948) et
  Florian Rousseau (1996), l'Australien Mockridge (1952),
  l'Italien Faggin (1956). Le recordman français des médailles
  olympiques est Daniel Morelon (né en 1944) : troisième en
  1964, premier en 1968 et 1972, deuxième en 1976 en épreuve de
  vitesse ; premier en 1968 dans l'épreuve de tandem avec
  Pierre Trentin, ce dernier étant également médaille d'or du
  kilomètre et médaille de bronze en vitesse aux mêmes Jeux de
  1968.

  Les premiers championnats du monde amateurs sur route ont
  lieu à Copenhague en 1921. Citons, parmi les lauréats des
  éditions suivantes : les Français Leducq (1924), Aubry
  (1946), Jourden (1960), Botherel (1965), Ovion (1971), Vivien
  (1987) ; les Belges Aerts (1927), Van Cauter (1954), Merckx
  (1964) ; l'Italien Martano (1930, 1931, 1932) ; le Danois
  Mortensen (1969) ; le Polonais Piasecki (1985).

  Dès 1890, le sport cycliste est devenu très populaire. Les
  Britanniques organisent des courses de vingt-quatre heures,
  mais les Français veulent faire mieux. Le journal Véloce-
  Sport et le Vélo-Club bordelais décident de présenter un
  Bordeaux-Paris (572 km). L'année suivante, le Britannique
  G.P. M ills, montant une machine sans freins pesant une
  quinzaine de kilos, triomphe en 26 h 34 min 57 s, soit à la
  moyenne de 21,518 km/h, devant ses compatriotes Holbein et
  Edge ; l'épreuve s'est déroulée derrière entraîneurs,
  également à bicyclette, qui se relaient. Bordeaux-Paris, se
  court ensuite derrière tandems, triplettes, quadruplettes,
  automobiles, puis, à partir de 1931, derrière motos
  commerciales et finalement, en 1938, derrière Derny
  (vélomoteurs).

  Course classique d'endurance, Bordeaux-Paris va vraiment
  lancer le sport cycliste. Les courses qui, par la suite, ont
  droit au label de classiques ont surtout organisées en
  Belgique, en France et en Italie, les trois premiers pays
  ouverts au cyclisme sur route professionnel. C'est ainsi que
  sont créés : Liège-Bastogne-Liège (1892), le Tour des
  Flandres (1913) et la Flèche wallonne (1936) pour la Belgique
  ; Paris-Roubaix (1896) et Paris-Tours (1896) pour la France ;
  le Tour de Lombardie (1905) et Milan-San Remo (1907) pour
  l'Italie; outre Bordeaux-Paris, couru chaque année jusqu'en
  1988, une course plus difficile encore est organisée : Paris-
  Brest et retour, disputé d'une seule traite sans entraîneur,
  a lieu tous les dix ans à partir de 1891. Charles Terront, le
  premier vainqueur, célèbre pour sa résistance, couvre les 1
  200 km en 71 h 22 min, à la moyenne de 16,814 km/h. En 1951,
  un autre Français, Maurice Diot, remporte le dernier Paris-
  Brest et retour à la moyenne de 30,362 km/h.

Le cyclisme sur route

  À partir de 1899 à New York, et de 1901 à Boston, se
  disputent les premières courses de six jours sur piste. Deux
  coureurs, se relayant à volonté, constituent chaque équipe ;
  tandis que l'un roule, l'autre se repose. Ce genre de course
  devient si prisé du public que la plupart des grandes villes
  du monde doivent à leur tour présenter des Six-Jours. Ceux de
  Paris auront lieu de 1913 à 1958 au Vélodrome d'hiver (le
  Vel' d'hiv'), détruit en 1959.

Le Tour de France

  La popularité de ces courses inspire à Géo Lefèvre, jeune
  journaliste àL'Auto, l'idée d'une course de six jours sur
  route destinée à présenter les coureurs en province et
  surtout à faire connaître le journal, dépassé au chiffre des
  ventes par son rival, Le Vélo. C'est ainsi que le premier
  Tour de France est créé par Henri Desgrange, directeur de
  L'Auto. Il est couru du 1er au 19 juillet 1903 en six étapes,
  sur 2 428 km, et est remporté par le Français Maurice Garin
  (1871-1957), vainqueur de quatre étapes.

  Le Tour de France est devenu la course la plus prestigieuse
  du monde. Chaque année, au mois de juillet, des millions de
  spectateurs se massent le long des routes pour acclamer les
  champions. L'épreuve est retransmise dans le monde entier par
  la télévision. Quatre coureurs ont remporté le Tour de France
  à cinq reprises : les Français Jacques Anquetil (1934-1987),
  en 1957, 1961, 1962, 1963 et 1964, et Bernard Hinault (né en
  1954), en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985 ; le Belge Eddy
  Merckx (né en 1945), en 1969, 1970, 1971, 1972 et 1974 ;
  l'Espagnol Miguel Indurain (né en 1964), en 1991, 1992, 1993,
  1994 et 1995. De nombreux autres coureurs doivent leur
  popularité au Tour de France. Citons, chez les Français :
  Lucien Mazan, dit Petit-Breton (1883-1917), vainqueur en 1907
  et 1908 ; Octave Lapize (1889-1917), vainqueur en 1910 ;
  Henri Pélissier (1894-1961), vainqueur en 1923 ; André Leducq
  (1904-1980), vainqueur en 1932 ; Antonin Magne (1904-1983),
  vainqueur en 1933 ; Jean Robic (1921-1980), vainqueur en 1947
  du premier Tour de l'après-guerre ; Louison Bobet
  (1925-1983), vainqueur en 1953, 1954 et 1955 ; Bernard
  Thévenet (né en 1948), vainqueur en 1975 et 1977 ; Laurent
  Fignon (né en 1960), vainqueur en 1983 et 1984. Chez les
  étrangers, nommons : les Luxembourgeois François Faber
  (1885-1917), vainqueur en 1909, Nicolas Frantz (1899-1985),
  vainqueur en 1927 et 1928, et Charly Gaul (né en 1932),
  vainqueur en 1958 ; les Belges Philippe Thys (1890-1971),
  vainqueur en 1913, 1914 et 1920, et Sylvère Maes (1909-1966),
  vainqueur en 1936 et 1939 ; les Italiens Ottavio Bottecchia
  (1914-1927), vainqueur en 1924 et 1925, Gino Bartali (né en
  1914), vainqueur en 1938 et 1948, Fausto Coppi (1919-1960),
  vainqueur en 1949 et 1952, et Felice Gimondi (né en 1942),
  vainqueur en 1965 ; les Suisses Ferdi Kubler (né en 1919),
  vainqueur en 1950, et Hugo Koblet (1925-1964), vainqueur en
  1951 ; les Espagnols Federico Bahamontes (né en 1928),
  vainqueur en 1959 ; Luis Ocaña (1945-1994), vainqueur en
  1973, et Pedro Delgado (né en 1960), vainqueur en 1988 ; le
  Néerlandais Joop Zoetemelk (né en 1946), vainqueur en 1980 ;
  l'Américain Greg LeMond (né en 1960), vainqueur en 1986, 1989
  et 1990 ; l'Irlandais Stephen Roche (né en 1959), vainqueur
  en 1987 ; le Danois Bjarne Riis (né en 1964), vainqueur en
  1996.

  La renommée du Tour de France inspirera les autres nations
  ferventes de cyclisme. C'est ainsi que la Belgique organise
  son premier tour en 1908, l'Italie et les Pays-Bas en 1909,
  l'Allemagne en 1911, le Portugal en 1927, la Suisse en 1933,
  l'Espagne et le Luxembourg en 1935. Coppi en 1949 et 1952,
  Anquetil en 1964, Merckx en 1970, 1972 et 1974, Hinault en
  1982 et 1985, Roche en 1987, Indurain en 1992 et 1993
  remporteront la même année le Tour de France et le Tour
  d'Italie (le Giro).

  L'histoire du cyclisme sur route est faite d'exploits -
  ainsi, celui, quasi exceptionnel, que Jacques Anquetil
  réalise à la suite d'un pari en 1965 : terminer en vainqueur
  à Grenoble le Critérium du Dauphiné libéré, couru par étapes
  dans les Alpes, puis s'aligner six heures plus tard au départ
  de Bordeaux-Paris... pour triompher -, mais elle est faite
  aussi de drames. Nous en citerons trois. En 1913, Eugène
  Christophe (1885-1970), coureur illustre de l'époque
  héroïque, casse la fourche de son vélo dans les Pyrénées et
  est contraint par le règlement du Tour de France alors en
  vigueur de réparer seul ; la victoire finale lui échappe. Un
  autre drame, plus poignant, met fin en 1960 à la carrière de
  Roger Rivière (1936-1976), qui reste invalide à la suite
  d'une chute dans la descente du col du Perjuret (fracture
  d'une vertèbre) ; champion du monde de poursuite, Roger
  Rivière a été aussi recordman du monde de l'heure en
  réalisant 46,923 km en 1957, puis 47,347 km en 1958. Enfin,
  dans le Tour de France de 1967, le Britannique Tom Simpson
  (né en 1937), vainqueur notamment du Tour des Flandres
  (1961), de Bordeaux-Paris (1963) et de Milan-San Remo (1964),
  et champion du monde en 1965, est victime, dans l'ascension
  du mont Ventoux, d'une terrible défaillance, due à
  l'absorption de produits dopants, et meurt d'un collapsus.

Les grandes figures

  On peut attribuer une mention spéciale à certains des
  coureurs qui possèdent le plus beau palmarès, car ils ont su
  s'imposer aussi bien lors des courses par étapes que lors des
  classiques. Ainsi, Fausto Coppi remporte deux fois le Tour de
  France, cinq fois le Tour d'Italie, trois fois Milan-San
  Remo, et est champion du monde en 1953. Louison Bobet
  remporte trois fois le Tour de France, Paris-Roubaix,
  Bordeaux-Paris, et est champion du monde en 1954. Eddy Merckx
  possède le palmarès le plus impressionnant : il remporte 525
  victoires au cours de sa carrière. Il s'impose dans toutes
  les classiques, sauf Paris-Tours, gagnant sept fois Milan-San
  Remo, cinq fois Liège-Bastogne-Liège, trois fois Paris-
  Roubaix. Il domine également les grands Tours (cinq Tours de
  France, cinq Tours d'Italie, un Tour d'Espagne) et est
  champion du monde professionnel en 1967, 1971 et 1974.
  Bernard Hinault remporte cinq Tours de France, trois Tours
  d'Italie, deux Tours d'Espagne ; il s'impose également dans
  de nombreuses classiques (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-
  Liège, Tour de Lombardie) et est champion du monde en 1980.

  Parmi les nombreux autres routiers de valeur internationale,
  il convient encore de citer :

   les Français Lucien Aimar, né en 1941 (Tour de France 1966,
   championnat de France 1968) ; Henri Anglade, né en 1933
   (Critérium du Dauphiné libéré et championnat de France 1959)
   ; André Darrigade, né en 1929 (championnat de France 1955,
   championnat du monde 1959, maillot vert du Tour de France
   1961) ; Gilbert Duclos-Lassalle, né en 1954 (Paris-Nice
   1980, Bordeaux-Paris 1983, Paris-Roubaix 1992 et 1993) ;
   Laurent Fignon (Tour de France 1983 et 1984, deuxième en
   1989, Tour d'Italie 1989, Milan-San Remo 1988 et 1989) ;
   Bernard Gauthier, né en 1924 (Bordeaux-Paris 1951, 1954,
   1956 et 1957, championnat de France 1956) ; Laurent
   Jalabert, né en 1968 (Paris-Nice, Milan-San Remo et Tour
   d'Espagne en 1995) ; Luc Leblanc, né en 1966 (championnat de
   France 1992, championnat du monde 1994) ; Marc Madiot, né en
   1959 (Paris-Roubaix 1985 et 1991, championnat de France
   1987) Charly Mottet, né en 1962 (Grand Prix des nations
   1985, 1987 et 1988, Critérium du Dauphiné libéré 1987, 1989
   et 1992, Tour de Lombardie 1988) ; Roger Pingeon, né en 1940
   (Tour de France 1967, Tour d'Espagne 1969) ; Raymond
   Poulidor, né en 1936 (Milan-San Remo 1961, championnat de
   France 1961, Flèche wallonne 1963, Grand Prix des nations
   1963, Tour d'Espagne 1964, Critérium du Dauphiné libéré 1966
   et 1969, Paris-Nice 1972 et 1973) ; Georges Speicher,
   1907-1978 (Tour de France 1933, championnat du monde 1933,
   championnat de France 1935, 1937 et 1939, Paris-Roubaix
   1936) ; Jean Stablinski, né en 1932 (Tour d'Espagne 1958,
   championnat de France 1960, 1962, 1963 et 1964, championnat
   du monde 1962, Paris-Bruxelles 1963, Tour de Belgique 1965)
   ; les Allemands Rudi Altig, né en 1937 (Tour d'Espagne 1962,
   Tour des Flandres 1964, championnat du monde 1966, Milan-San
   Remo 1968) ; Olaf Ludwig, né en 1960 (champion olympique
   1988, maillot vert du Tour de France 1990) ; Rolf Wolfshohl,
   né en 1938 (championnat du monde de cyclo-cross 1960 et
   1961, Tour d'Allemagne 1960, Paris-Nice 1968) ; les
   Américains Lance Armstrong, né en 1971 (championnat du monde
   1993) ; Greg LeMond (Tour de France 1986, 1989 et 1990,
   championnat du monde 1983 et 1989) ; les Belges Ferdinand
   Bracke, né en 1939 (Grand Prix des nations 1962, championnat
   du monde de poursuite 1964 et 1969, record du monde de
   l'heure en 1967 avec 48,093 km, Tour d'Espagne 1971) ;
   Claude Criquelion, né en 1957 (championnat du monde 1984,
   Flèche wallonne 1985 et 1989, Tour des Flandres 1987) ;
   Alfred Debruyne, 1930-1994 (Paris-Nice 1956, 1958 et 1959,
   Milan-San Remo 1956, Liège-Bastogne-Liège 1956 et 1958, Tour
   des Flandres, Paris-Roubaix et Paris-Tours 1957) ; Roger De
   Vlaeminck, né en 1947 (Liège-Bastogne-Liège 1970, Paris-
   Roubaix 1972, 1974, 1975 et 1977, Milan-San Remo 1973, 1978
   et 1979, Tour de Lombardie 1974 et 1976, championnat du
   monde de cyclo-cross 1974, Tour des Flandres 1977) ; Walter
   Godefroot, né en 1943 (Liège-Bastogne-Liège 1967, Tour des
   Flandres 1968, Paris-Roubaix 1969, Bordeaux-Paris 1969 et
   1976) ; Freddy Maertens, né en 1952 (championnat du monde
   1976 et 1981, Tour d'Espagne 1977, maillot vert du Tour de
   France 1976, 1978 et 1981) ; Jean-Pierre Monseré, 1948-1971
   (Tour de Lombardie 1969, championnat du monde 1970, Tour
   d'Andalousie 1971) ; Johan Museeuw, né en 1965 (Tour des
   Flandres 1993 et 1995, Paris-Tours 1993, Paris-Roubaix 1996,
   championnat du monde 1996) ; Eddy Planckaert, né en 1958
   (Tour des Flandres 1988, Paris-Roubaix 1990, maillot vert du
   Tour de France 1988) ; Brick Schotte, né en 1919 (Tour des
   Flandres 1942 et 1948, Paris-Bruxelles 1946 et 1952,
   championnat du monde 1948 et 1950) ; Éric Vanderaerden, né
   en 1962 (Tour des Flandres 1985, Paris-Roubaix 1987, maillot
   vert du Tour de France 1986) ; Lucien Van Impe, né en 1946
   (Tour de France 1976) ; Rik Van Looy, né en 1933 (Paris-
   Bruxelles 1956 et 1958, Milan-San Remo 1958, Tour de
   Lombardie 1959, Tour des Flandres 1959 et 1962, Paris-Tours
   1959 et 1967, championnat du monde 1960 et 1961, Paris-
   Roubaix 1961, 1962 et 1965, soit au total 360 victoires,
   dont 13 dans des courses de six jours) ; Herrmann Van
   Springel, né en 1943 (Tour de Lombardie 1968, Paris-Tours
   1969, Grand Prix des nations 1969 et 1970, Bordeaux-Paris
   1970, 1974, 1975, 1977 et 1978) ; Rik Van Steenbergen, né en
   1924 (Tour des Flandres 1944 et 1946, Paris-Roubaix 1948 et
   1952, Flèche wallonne 1949 et 1958, championnat du monde
   1949, 1956 et 1957, Tour d'Argentine 1952, Milan-San Remo
   1954, et 40 victoires dans des courses de six jours) ;
   l'Irlandais Sean Kelly, né en 1956 (Paris-Nice de 1982 à
   1988, Tour de Lombardie 1983, 1985 et 1991, Paris-Roubaix
   1984 et 1986, Liège-Bastogne-Liège 1984 et 1986, Milan-San
   Remo 1986 et 1992, maillot vert du Tour de France 1982,
   1983, 1985 et 1989) ; les Italiens Vittorio Adorni, né en
   1937 (Tour d'Italie 1965, championnat du monde 1968, Tour de
   Suisse 1969) ; Moreno Argentin, né en 1960 (Liège-Bastogne-
   Liège 1985, 1986, 1987 et 1991, Tour de Lombardie 1987, Tour
   des Flandres 1990, Flèche wallonne 1990, 1991 et 1994,
   championnat du monde 1986) ; Ercole Baldini, né en 1933
   (record de l'heure en 1956, avec 46,393 km, championnat du
   monde 1958) ; Alfredo Binda, 1902-1986 (Tour de Lombardie
   1925, 1926, 1927 et 1931, Tour d'Italie 1925, 1927, 1928,
   1929 et 1933, championnat du monde 1927, 1930 et 1932) ;
   Gianni Bugno, né en 1964 (Tour d'Italie 1990, championnat du
   monde 1991 et 1992, Tour des Flandres 1994) ; Claudio
   Chiappucci, né en 1963 (Milan-San Remo 1991) ; Maurizio
   Fondriest, né en 1965 (championnat du monde 1988, Flèche
   wallonne et Milan-San Remo 1993) ; Felice Gimondi, né en
   1942, (Tour de France 1965, Tour d'Italie 1967 et 1969,
   Paris-Roubaix 1966, Tour d'Espagne 1968, championnat du
   monde 1973, Milan-San Remo 1974) ; Costante Girardengo,
   1893-1978 (Milan-San Remo 1918, 1921, 1923, 1926 et 1928,
   Tour de Lombardie 1919, 1921 et 1922, Tour d'Italie 1919 et
   1923) ; Fiorenzo Magni, né en 1920 (Tour d'Italie 1948, 1951
   et 1955, Tour des Flandres 1949, 1950 et 1951) ; Francesco
   Moser (Tour de Lombardie 1975 et 1978, championnat du monde
   1977, Paris-Roubaix 1978, 1979 et 1980, Tour d'Italie 1984,
   Milan-San Remo 1984, record de l'heure en 1984 avec 51,151
   km) ; Gastone Nencini, 1930-1980 (Tour d'Italie 1957, Tour
   de France 1960) ; Giuseppe Saronni, né en 1957 (Tour
   d'Italie 1979 et 1983, championnat du monde 1982, Tour de
   Lombardie 1982, Milan-San Remo 1983) ; les Néerlandais Jan
   Janssen, né en 1940 (championnat du monde et Paris-Nice
   1964, Bordeaux-Paris 1966, Tour d'Espagne 1967, Tour de
   France 1968) ;Gerrie Knetemann, né en 1951 (championnat du
   monde 1978) ; Hennie Kuiper, né en 1949 (championnat du
   monde 1975, Tour des Flandres et Tour de Lombardie 1981,
   Paris-Roubaix 1983, Milan-San Remo 1985) ; Jan Raas, né en
   1952 (Milan-San Remo 1977, championnat du monde 1979, Tour
   des Flandres 1979 et 1983, Paris-Roubaix 1982) ; Joop
   Zoetemelk (Paris-Nice 1974, 1975 et 1979, Tour d'Espagne
   1979, Tour de France 1980, plus six deuxièmes places,
   championnat du monde 1985) ; le Russe Evgueni Berzin, né en
   1970 (Tour d'Italie et Liège-Bastogne-Liège 1994) ; le
   Suisse Tony Rominger, né en 1961 (Paris-Nice 1991 et 1994,
   Tour d'Espagne 1992, 1993 et 1994, Tour de Lombardie 1989 et
   1992, record de l'heure en 1994, avec 55,291 km) et Alex
   Zülle (Paris-Nice 1993, Tour d'Espagne 1996). Le cyclisme
   sur piste

  Les épreuves sur piste se déroulent sur des vélodromes
  couverts ou en plein air. En France, trois vélodromes
  couverts sont en activité : ceux de Grenoble, de Paris-Bercy
  et de Bordeaux. Le sprint (course de vitesse) était jadis la
  course reine de la piste, et les sprinters, qui
  s'affrontaient sur des distances très courtes, étaient très
  populaires. Sur la piste, les records n'ont pas une valeur
  absolue ; en effet, les pistes ont non seulement des
  revêtements différents, mais aussi des dimensions variables
  (entre 200 m et 500 m), et les conditions ne sont pas
  identiques d'une épreuve à l'autre. Le record du monde de
  l'heure n'en reste pas moins le plus prestigieux ; Henri
  Desgrange établit le premier le 11 mai 1893 à Paris, avec
  35,325 km dans l'heure. De 1935 à 1958, d'autres tentatives
  ont lieu à Milan, sur la piste du Vigorelli ; puis, en 1968,
  sur la piste du vélodrome olympique de Mexico, le Danois Olle
  Ritter (né en 1941) porte le record à 48,653 km. C'est sur
  cette même piste qu'Eddy Merckx parcourt 49,431 km en 1972.
  Toujours à Mexico, Francesco Moser, bénéficiant d'une
  préparation scientifique, réalise 51,151 km. En 1993, le
  Britannique Graeme Obree, né en 1965, avec une machine qu'il
  a " bricolée " lui-même, couvre 51,596 km. Chris Boardman, né
  en 1968 (52,270 km en 1993), Graeme Obree encore (52,713 km
  en 1994), Miguel Indurain (53,040 km en 1994), Tony Rominger
  (55,291 km en 1994) et Chris Boardman (56,375 km en 1996)
  inscrivent leur nom au palmarès. Parmi d'autres performances
  remarquables, citons celle de Daniel Morelon, qui a réalisé
  10 s 72 et 28 s 75, respectivement au 200 m et au 500 m
  départ lancé. Plus anecdotique est l'exploit accompli en 1962
  à Fribourg par le Français José Meiffret (1913-1983) : il
  porte la moyenne horaire à 204,778 km en roulant derrière une
  voiture de course en ligne droite !

  Parmi les grands sprinters de l'histoire, retenons les noms
  de l'Américain Major Taylor, du Danois Thorvald Ellegaard,
  des Français Lucien Michard et Michel Rousseau, des
  Néerlandais Peter Moeskops, Arie Van Vliet et Jan Derksen,
  des Belges Jeff Scherenset Patrick Sercu, du Britannique Ray
  Harris, de l'Italien Antonio Maspes, du Japonais Koichi
  Nakano, des Allemands de l'Est Lutz Hesslich et Michael
  Hubner, de l'Allemand Jens Fiedler qui furent tous des
  champions du monde de très grand talent. Le demi-fond, course
  derrière motos de forte cylindrée, a connu également une
  grande vogue jusqu'en 1960, avant de tomber dans l'oubli ;
  les coureurs derrière motos sont appelés stayers.Certains,
  tels les Français Louis Darragon, Georges Parent, Georges
  Sérès, Charles Lacquehay, Georges Paillard, Ernest Terreau,
  Raoul Lesueur et Henri Lemoine, les Belges Victor Linart et
  Adolphe Verschueren, l'Espagnol Guillermo Timoner, l'Allemand
  Peffgen, l'Italien Vicino, ont compté parmi les meilleurs
  spécialistes.

  Parmi les autres épreuves disputées sur piste, signalons la
  course à l'américaine (deux coureurs se relaient à volonté
  sur des distances très variables ou dans des courses de six
  jours), la poursuite (deux coureurs tentent de se rejoindre
  après être partis chacun à un bout opposé de la piste),
  l'individuelle (course individuelle comprenant soit un seul
  classement final, soit des classements intermédiaires et un
  total de points), l'omnium (épreuve comprenant diverses
  spécialités telles que l'individuelle, la vitesse, la
  poursuite, etc.). Les premiers championnats du monde de
  vitesse et de demi-fond ont lieu en 1893 pour les amateurs et
  en 1895 pour les professionnels. Enfin, les championnats du
  monde de poursuite amateurs et professionnels sont créés en
  1946. Depuis 1993, les titres amateurs et professionnels sont
  unifiés.

Le cyclo-cross

  Spécialité spectaculaire qui se pratique, l'hiver, dans les
  sous-bois et les labours ; de nombreux routiers s'y
  consacrent afin de renouer avec la compétition. Le premier
  championnat du monde de cyclo-cross est organisé en 1924. Les
  Français Camille Foucaux, Robert Oubron, Roger Rondeaux, Jean
  Robic, André Dufraisse, Pierre Jodet, Georges Meunier,
  Dominique Arnould, l'Italien Renato Longo, le Belge Éric De
  Vlaeminck, le Suisse Albert Zweifel et l'Allemand Klaus Peter
  Thaler marquent de leur empreinte l'histoire de cette
  discipline.

Le cyclisme féminin

  Des championnats du monde de cyclisme féminin existent depuis
  1958, et le cyclisme féminin figure au programme olympique
  depuis 1984. Les épreuves olympiques sont la course sur
  route, la course contre la montre, la vitesse, la poursuite
  et le 500 m. Si le cyclisme féminin est longtemps dominé par
  les représentantes des pays de l'Est, la figure marquante de
  ce sport est la Française Jeannie Longo (née en 1958).
  Jeannie Longo remporte le Tour de France en 1987, 1988 et
  1989, est championne du monde sur route en 1985, 1986, 1987,
  1989 et 1995, championne olympique sur route en 1996,
  championne du monde de poursuite en 1986, 1988 et 1989.
  L'Italienne Marie Canins (née en 1949), gagnante du Tour de
  France en 1985 et 1986, la Néerlandaise Leontine Van Morseel
  (née en 1970), championne olympique sur route en 1992,
  championne du monde en 1991 et 1993, méritent également
  d'être citées.

Le cyclotourisme

  Forme de cyclisme qui permet de concilier le sport de détente
  et le tourisme écologique, le cyclotourisme compte de plus en
  plus d'adeptes (environ 120 000 en France) et dispose, en
  France seule, de 3 000 clubs. Des randonnées, d'où tout
  esprit de compétition est banni, sont organisées
  régulièrement. Des brevets d'endurance (audax), sur 200 km ou
  davantage, sont décernés chaque année.

Le VTT

  Le VTT naît en Californie en 1976 et apparaît en Europe au
  milieu des années 1980. Il se pratique avec un vélo conçu
  spécialement (roues crantées, fourche télescopique, freins à
  tambour) et permet d'effectuer toutes sortes de randonnées. À
  haut niveau, des championnats du monde sont organisés depuis
  1990. Les disciplines sont la descente et le cross-country.
  Un Tour de France VTT est organisé en 1995 (victoire du
  Néerlandais Bart Brentjens). Le VTT est inscrit au programme
  des jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Le Néerlandais Bart
  Brentjens et l'Italienne Paola Pezzo s'imposent.


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Pédaler vers un monde meilleur.

Vélo Monde
Roger Gravel
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50 Laperrière
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a été mise à jour le 4 octobre 2001.