vélo n. m. Véhicule terrestre léger, à deux roues, propulsé par la seule force de l'homme. Le mot vélo, abréviation de vélocipède, s'est imposé dans le langage courant actuel. Il a même supplanté le mot bicyclette, qui avait lui-même succédé à vélocipède dans les dernières années du XIXe siècle. Description générale des vélos et des tandems Un vélo comporte un cadre léger sur lequel est boulonné rigidement l'essieu de la roue arrière. Ses deux roues sont munies de pneumatiques (ou de boyaux collés dans le cas des vélos de course). La roue avant, portée par une fourche orientable par rapport au cadre, est directrice. Son orientation est commandée par un guidon transversal, sur les extrémités duquel s'appuient les deux mains du cycliste, assis sur une selle. La stabilité d'un vélo qui roule est dynamique : elle est assurée grâce à des corrections instinctives effectuées par le cycliste sur le guidon, corrections qui ont pour effet de braquer la roue avant du côté vers lequel s'amorce une chute. La version de base du vélo, ou bicyclette, est individuelle. Il en existe une version rare, à deux places en ligne, appelée tandem. L'effort musculaire du cycliste est transmis à la roue arrière, dans un vélo, par l'intermédiaire d'un plateau denté, d'une chaîne et d'un pignon solidaire de la roue arrière. Les tandems sont munis de deux pédaliers solidaires l'un de l'autre par l'intermédiaire de deux plateaux dentés de même diamètre, et d'une chaîne supplémentaire. C'est le pédalier arrière qui porte également le plateau moteur, entraînant la roue arrière ; le cycliste avant, disposant du guidon, pilote le tandem ; le cycliste arrière s'appuie sur un pseudo-guidon fixe. Dans les vélos modernes, les rapports de démultiplication entre pédalier et roue arrière peuvent varier considérablement en fonction des besoins (montée ou marche vent debout, roulage à plat, descente). Dans les cas les plus simples, la roue arrière porte plusieurs pignons de diamètres différents (trois ou quatre) et la chaîne peut être déplacée du pignon sur laquelle elle s'enroule grâce à une fourchette agissant latéralement sur son brin de retour, et qui l'oblige à s'engrener sur un pignon adjacent, plus grand ou plus petit. Ce dispositif s'appelle, fort justement, un dérailleur. Les diamètres des pignons étant différents, le brin de retour de la chaîne est maintenu légèrement tendu par une petite poulie portée par un bras articulé qui, placé sous la dépendance d'un ressort, absorbe les conséquences de la variation du périmètre d'enroulement de la chaîne. Dans les cas les plus complexes, le pédalier possède deux couronnes dentées accolées et un second dérailleur. Une telle disposition multiplie par deux le nombre des rapports accessibles par le premier dérailleur sur les seuls pignons arrières. Les vélos modernes Ils comportent de très nombreuses versions adaptées à la circulation en ville, à la promenade, à la course sur route, aux parcours tout-terrain de loisir ou de compétition. La position de confort du cycliste n'est pas la même en promenade et en course. Les vélos de course possèdent, de ce fait, des guidons surbaissés. Des efforts techniques considérables ont été déployés pour alléger les vélos sans altérer leur solidité (jantes de roues et cadre en alliage léger à l'aluminium, ou ultra-léger au magnésium ; cadres en fibre de carbone, etc.). Tous les vélos comportent deux freins, qui pincent les jantes de chacune des roues, freins commandés par des poignées situées aux extrémités du guidon, par l'intermédiaire de câbles coulissant dans des gaines souples. Les vélos de promenade et de circulation en ville sont munis d'un dispositif d'éclairage à l'avant et de signalisation à l'arrière, alimenté par un petit alternateur entraîné par une molette, que l'on met en contact avec l'un des deux pneumatiques. Quelques vélos de très grand luxe mettent en œuvre des techniques inspirées par les motocyclettes, assurant notamment la suspension de leurs roues (fourche télescopique à l'avant, cadre flexible à l'arrière). Historique Les premiers bicycles sont munis de deux roues fixes par rapport à leur cadre. Ils sont mus et maintenus en équilibre par l'action alternative des pieds sur le sol. Tel est notamment le cas du célérifère, qui nécessite donc un arrêt et un soulèvement de la roue avant, pour effectuer tout changement d'orientation. L'intérêt pratique de tels bicycles est donc inexistant. Mais, en 1816, l'Allemand Karl Friedrich Drais, baron von Sauerbronn, invente un bicycle, toujours mû par appui latéral, mais doté d'un guidon et d'une roue avant directrice. C'est cet appareil, appelé draisienne, qui met en évidence la stabilité dynamique des engins à guidon et permet à leur utilisateur, pour la première fois, de lever les deux pieds en profitant d'un élan ou d'une descente. En 1855, le Français Pierre Michaux, et son fils Ernest Michaux, inventent le pédalier. Faute de disposer d'un moyen de transmission adéquat, ils rendent le pédalier directement solidaire de la roue avant des draisiennes. Cette tentative est un échec, essentiellement en raison du fait que la progression de la draisienne à vitesse normale impose une fréquence de pédalage trop élevée, incompatible avec les possibilités physiques humaines ; la position du cycliste est, de plus, très inconfortable. Telle est la raison de l'apparition du paradoxal grand bi (pour grand bicycle), comportant une très grande roue avant et une petite roue arrière. Le développement de cette grande roue motrice confère une vitesse convenable au pédalier. Le conducteur est également bien assis, à peine en arrière de l'axe de son pédalier. Tous ces avantages compensent largement la difficulté de monter sur des engins aussi élevés, et le succès du grand bi est dès lors assuré. En 1879, l'invention de la chaîne permet de revenir aux engins bas, à deux roues de même diamètre, munis d'un pédalier central entraînant la roue arrière avec le rapport de vitesse souhaité ; la position du cycliste est encore plus confortable que sur le grand bi. La bicyclette moderne est née, confortée, en 1888, par l'invention du pneumatique. Les origines du cycle, ancêtre de la bicyclette, sont en fait fort lointaines. Les premières roues sont représentées sur les bas-reliefs égyptiens et assyriens ; mais les historiens émettent des avis différents sur leur signification. Selon les hiéroglyphes des obélisques de Louxor, les engins à deux roues dateraient du temps des pharaons ; on distingue en effet un homme assis sur un bâton dont l'extrémité est reliée à deux roues. Dans son Histoire de la vélocipédie (1891), Louis Baudry de Saunier affirme qu'un certain M. de Sivrac a inventé en 1791 un engin en bois constitué par un siège fixéà deux roues, baptisé célérifère. Mais il s'agit d'une mystification, destinée à faire croire que la bicyclette est une invention française. En fait, le véritable inventeur de l'ancêtre de la bicyclette est le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn (1785-1851), directeur des Eaux et Forêts du grand-duché de Bade, qui présente sa machine à Paris en 1818. Le public et les journaux (en particulier Le Journal de Paris) le traitent d'imposteur. Pourtant son invention a des partisans et on la baptise draisienne. On assure que l'engin peut rouler sur terrain sec et plat à 4 lieues à l'heure et, en descente, aller plus vite qu'un cheval ventre à terre. Mais la draisienne du baron sera oubliée, car elle est trop difficile à manœuvrer. Ignorée en France, la draisienne intéresse la Belgique et la Grande-Bretagne. En 1839, l'Écossais MacMillan imagine un modèle où la roue arrière est plus haute que la roue avant. C'est à Paris, en 1861, qu'un grand pas va être franchi dans l'amélioration de la technique. Un jeune homme de dix-neuf ans, Ernest Michaux, dont le père, Pierre, vient de réviser un vélocipède confié par un client, suggère de fixer une barre afin d'y poser les pieds : c'est ainsi que Pierre Michaux invente la pédivelle, qui va devenir la pédale. Le meilleur ami d'Ernest Michaux, le Britannique James Moore, se passionne pour ce nouveau moyen de locomotion, dont il décide de faire un sport. Et, le 31 mai 1868, il remporte dans le parc de Saint-Cloud la première course cycliste de l'histoire, disputée sur 1 200 m ; il réalise le temps de 3 min 50 s. Le 7 novembre 1869, le même James Moore termine en tête de Paris-Rouen, la première course " ville à ville " organisée en France ; il couvre les 125 km en 10 h 25 min. L'engouement général pour le vélocipède contribue à l'amélioration de la technique. En Russie, on remplace la roue arrière par des patins à glace ; en Grande-Bretagne, on fabrique par centaines des machines mieux conçues que les françaises ; en Belgique, à Gand, un concours international obtient un succès considérable ; en Italie, l'organisation de courses de vitesse soulève (déjà !) les passions. Aux Pays- Bas, la reine étant l'une des premières utilisatrices du vélocipède, on donne à celui-ci l'appellation de " petite reine ". Dès 1869, des clubs pour les vélocipédistes sont créés et Le Vélocipède, le premier magazine spécialisé, est lancé. Le tricycle et le quadricycle font leur apparition et le vocabulaire s'enrichit bientôt d'un nouveau mot : le bicycle. L'industrie du cycle, à la veille de la guerre de 1870, est florissante. Mais les Britanniques vont profiter du conflit franco-allemand pour donner à leur industrie du bicycle la première place européenne. En 1875 naît le grand bi ;l'engin est doté d'une roue avant haute de 1,30 m et d'une roue arrière de 0,30 m de diamètre seulement. Victor Renard, un Parisien, fait mieux encore avec une machine haute de 3 m, d'un poids de 65 kg et pouvant développer 9,50 m à chaque tour de roue. Des courses de grands bis sont organisées ; mais elles doivent être abandonnées en raison des trop nombreux accidents auxquels elles donnent lieu. Lors de l'Exposition internationale de Paris de 1878, le bicycle mérite la place d'honneur. Quelques mois plus tard, le Français Louis Sergent perfectionne une idée avancée dix ans plus tôt - si l'on excepte les projets de Léonard de Vinci en 1482 ! - par André Guilmet, et invente la chaîne. En 1885, après le déclin du grand bi, la bicyclette, terme désormais consacré pour un vélocipède à roue arrière motrice, reçoit sa forme actuelle. Des améliorations lui sont apportées : elles portent sur le poids, les pneumatiques, les jantes, les roues, les rayons, les tubes, les freins... En 1911, le Français Panel se présente au départ du Tour de France avec une bicyclette équipée d'un dérailleur, mais il ne retient pas l'attention. C'est seulement dans les années 1930 que le dérailleur, réalisé par le constructeur Lucien Juy, va intéresser les coureurs cyclistes. Ce dérailleur, destinéà changer de vitesse (les bicyclettes actuelles peuvent posséder plus de dix vitesses et un double plateau) sur la route, n'est pas utilisé sur la piste. Les pistards doivent rouler sur des machines à pignon fixe, c'est-à-dire sans roue libre. En 1876, à Cambridge, le Britannique Doods, parcourt 25,508 km dans l'heure sur une bicyclette de 25 kg. Le 6 septembre 1996, le Britannique Chris Boardman couvre 56,375 km dans l'heure ; pour mener à bien sa tentative, il a utilisé une machine profilée équipée d'un guidon spécialement allongé qui lui a permis d'améliorer sa position aérodynamique. En un peu plus d'un siècle, l'industrie du cycle a considérablement évolué. Quelque peu en déclin au cours des années 1950, elle est aujourd'hui plus florissante que jamais, car la bicyclette passionne toutes les nations sans exception et, dans les plus industrialisées, son usage non polluant est en partie liéà la redécouverte de la nature. La France, à elle seule, en produit environ 1 million d'unités par an. Mais le principal producteur est la Chine (plus de 30 millions de bicyclettes par an). cyclisme - Le sport cycliste Des hommes et des courses ont fait la gloire du sport cycliste. On a longtemps distingué les professionnels, qui disputaient les grandes épreuves et étaient surtout issus des pays d'Europe de l'Ouest, et les amateurs, qui participaient aux jeux Olympiques et venaient d'Europe de l'Est. En 1995, l'Union cycliste internationale a décidé de gommer cette distinction. Deux nouvelles catégories ont été créées : élite et espoir (moins de vingt-trois ans). Aux jeux Olympiques d'Atlanta, tous les champions cyclistes sont autorisés à participer. Le cyclisme est sport olympique depuis les premiers Jeux de 1896. La vitesse, le kilomètre départ arrrêté (contre la montre), la poursuite individuelle, la poursuite par équipe, la course aux points se déroulent sur piste ; la course individuelle et la course contre la montre se disputent sur route. La plupart des champions olympiques de cyclisme ont tenté leur chance dans les rangs professionnels, mais seuls les Français Michard (1924) et Rousseau (1956), les Italiens Sacchi (1952) et Gaiardoni (1960), en vitesse, l'Italien Baldini (1956) et le Néerlandais Kuiper (1972), sur route, le Belge Sercu (1964), sur le kilomètre, ont pleinement réussi. Toutefois, de grands noms du cyclisme figurent aussi au palmarès du kilomètre olympique : ainsi, le Danois Falk-Hansen (1928), le Néerlandais Van Vliet (1936), les Français Dupont (1948) et Florian Rousseau (1996), l'Australien Mockridge (1952), l'Italien Faggin (1956). Le recordman français des médailles olympiques est Daniel Morelon (né en 1944) : troisième en 1964, premier en 1968 et 1972, deuxième en 1976 en épreuve de vitesse ; premier en 1968 dans l'épreuve de tandem avec Pierre Trentin, ce dernier étant également médaille d'or du kilomètre et médaille de bronze en vitesse aux mêmes Jeux de 1968. Les premiers championnats du monde amateurs sur route ont lieu à Copenhague en 1921. Citons, parmi les lauréats des éditions suivantes : les Français Leducq (1924), Aubry (1946), Jourden (1960), Botherel (1965), Ovion (1971), Vivien (1987) ; les Belges Aerts (1927), Van Cauter (1954), Merckx (1964) ; l'Italien Martano (1930, 1931, 1932) ; le Danois Mortensen (1969) ; le Polonais Piasecki (1985). Dès 1890, le sport cycliste est devenu très populaire. Les Britanniques organisent des courses de vingt-quatre heures, mais les Français veulent faire mieux. Le journal Véloce- Sport et le Vélo-Club bordelais décident de présenter un Bordeaux-Paris (572 km). L'année suivante, le Britannique G.P. M ills, montant une machine sans freins pesant une quinzaine de kilos, triomphe en 26 h 34 min 57 s, soit à la moyenne de 21,518 km/h, devant ses compatriotes Holbein et Edge ; l'épreuve s'est déroulée derrière entraîneurs, également à bicyclette, qui se relaient. Bordeaux-Paris, se court ensuite derrière tandems, triplettes, quadruplettes, automobiles, puis, à partir de 1931, derrière motos commerciales et finalement, en 1938, derrière Derny (vélomoteurs). Course classique d'endurance, Bordeaux-Paris va vraiment lancer le sport cycliste. Les courses qui, par la suite, ont droit au label de classiques ont surtout organisées en Belgique, en France et en Italie, les trois premiers pays ouverts au cyclisme sur route professionnel. C'est ainsi que sont créés : Liège-Bastogne-Liège (1892), le Tour des Flandres (1913) et la Flèche wallonne (1936) pour la Belgique ; Paris-Roubaix (1896) et Paris-Tours (1896) pour la France ; le Tour de Lombardie (1905) et Milan-San Remo (1907) pour l'Italie; outre Bordeaux-Paris, couru chaque année jusqu'en 1988, une course plus difficile encore est organisée : Paris- Brest et retour, disputé d'une seule traite sans entraîneur, a lieu tous les dix ans à partir de 1891. Charles Terront, le premier vainqueur, célèbre pour sa résistance, couvre les 1 200 km en 71 h 22 min, à la moyenne de 16,814 km/h. En 1951, un autre Français, Maurice Diot, remporte le dernier Paris- Brest et retour à la moyenne de 30,362 km/h. Le cyclisme sur route À partir de 1899 à New York, et de 1901 à Boston, se disputent les premières courses de six jours sur piste. Deux coureurs, se relayant à volonté, constituent chaque équipe ; tandis que l'un roule, l'autre se repose. Ce genre de course devient si prisé du public que la plupart des grandes villes du monde doivent à leur tour présenter des Six-Jours. Ceux de Paris auront lieu de 1913 à 1958 au Vélodrome d'hiver (le Vel' d'hiv'), détruit en 1959. Le Tour de France La popularité de ces courses inspire à Géo Lefèvre, jeune journaliste àL'Auto, l'idée d'une course de six jours sur route destinée à présenter les coureurs en province et surtout à faire connaître le journal, dépassé au chiffre des ventes par son rival, Le Vélo. C'est ainsi que le premier Tour de France est créé par Henri Desgrange, directeur de L'Auto. Il est couru du 1er au 19 juillet 1903 en six étapes, sur 2 428 km, et est remporté par le Français Maurice Garin (1871-1957), vainqueur de quatre étapes. Le Tour de France est devenu la course la plus prestigieuse du monde. Chaque année, au mois de juillet, des millions de spectateurs se massent le long des routes pour acclamer les champions. L'épreuve est retransmise dans le monde entier par la télévision. Quatre coureurs ont remporté le Tour de France à cinq reprises : les Français Jacques Anquetil (1934-1987), en 1957, 1961, 1962, 1963 et 1964, et Bernard Hinault (né en 1954), en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985 ; le Belge Eddy Merckx (né en 1945), en 1969, 1970, 1971, 1972 et 1974 ; l'Espagnol Miguel Indurain (né en 1964), en 1991, 1992, 1993, 1994 et 1995. De nombreux autres coureurs doivent leur popularité au Tour de France. Citons, chez les Français : Lucien Mazan, dit Petit-Breton (1883-1917), vainqueur en 1907 et 1908 ; Octave Lapize (1889-1917), vainqueur en 1910 ; Henri Pélissier (1894-1961), vainqueur en 1923 ; André Leducq (1904-1980), vainqueur en 1932 ; Antonin Magne (1904-1983), vainqueur en 1933 ; Jean Robic (1921-1980), vainqueur en 1947 du premier Tour de l'après-guerre ; Louison Bobet (1925-1983), vainqueur en 1953, 1954 et 1955 ; Bernard Thévenet (né en 1948), vainqueur en 1975 et 1977 ; Laurent Fignon (né en 1960), vainqueur en 1983 et 1984. Chez les étrangers, nommons : les Luxembourgeois François Faber (1885-1917), vainqueur en 1909, Nicolas Frantz (1899-1985), vainqueur en 1927 et 1928, et Charly Gaul (né en 1932), vainqueur en 1958 ; les Belges Philippe Thys (1890-1971), vainqueur en 1913, 1914 et 1920, et Sylvère Maes (1909-1966), vainqueur en 1936 et 1939 ; les Italiens Ottavio Bottecchia (1914-1927), vainqueur en 1924 et 1925, Gino Bartali (né en 1914), vainqueur en 1938 et 1948, Fausto Coppi (1919-1960), vainqueur en 1949 et 1952, et Felice Gimondi (né en 1942), vainqueur en 1965 ; les Suisses Ferdi Kubler (né en 1919), vainqueur en 1950, et Hugo Koblet (1925-1964), vainqueur en 1951 ; les Espagnols Federico Bahamontes (né en 1928), vainqueur en 1959 ; Luis Ocaña (1945-1994), vainqueur en 1973, et Pedro Delgado (né en 1960), vainqueur en 1988 ; le Néerlandais Joop Zoetemelk (né en 1946), vainqueur en 1980 ; l'Américain Greg LeMond (né en 1960), vainqueur en 1986, 1989 et 1990 ; l'Irlandais Stephen Roche (né en 1959), vainqueur en 1987 ; le Danois Bjarne Riis (né en 1964), vainqueur en 1996. La renommée du Tour de France inspirera les autres nations ferventes de cyclisme. C'est ainsi que la Belgique organise son premier tour en 1908, l'Italie et les Pays-Bas en 1909, l'Allemagne en 1911, le Portugal en 1927, la Suisse en 1933, l'Espagne et le Luxembourg en 1935. Coppi en 1949 et 1952, Anquetil en 1964, Merckx en 1970, 1972 et 1974, Hinault en 1982 et 1985, Roche en 1987, Indurain en 1992 et 1993 remporteront la même année le Tour de France et le Tour d'Italie (le Giro). L'histoire du cyclisme sur route est faite d'exploits - ainsi, celui, quasi exceptionnel, que Jacques Anquetil réalise à la suite d'un pari en 1965 : terminer en vainqueur à Grenoble le Critérium du Dauphiné libéré, couru par étapes dans les Alpes, puis s'aligner six heures plus tard au départ de Bordeaux-Paris... pour triompher -, mais elle est faite aussi de drames. Nous en citerons trois. En 1913, Eugène Christophe (1885-1970), coureur illustre de l'époque héroïque, casse la fourche de son vélo dans les Pyrénées et est contraint par le règlement du Tour de France alors en vigueur de réparer seul ; la victoire finale lui échappe. Un autre drame, plus poignant, met fin en 1960 à la carrière de Roger Rivière (1936-1976), qui reste invalide à la suite d'une chute dans la descente du col du Perjuret (fracture d'une vertèbre) ; champion du monde de poursuite, Roger Rivière a été aussi recordman du monde de l'heure en réalisant 46,923 km en 1957, puis 47,347 km en 1958. Enfin, dans le Tour de France de 1967, le Britannique Tom Simpson (né en 1937), vainqueur notamment du Tour des Flandres (1961), de Bordeaux-Paris (1963) et de Milan-San Remo (1964), et champion du monde en 1965, est victime, dans l'ascension du mont Ventoux, d'une terrible défaillance, due à l'absorption de produits dopants, et meurt d'un collapsus. Les grandes figures On peut attribuer une mention spéciale à certains des coureurs qui possèdent le plus beau palmarès, car ils ont su s'imposer aussi bien lors des courses par étapes que lors des classiques. Ainsi, Fausto Coppi remporte deux fois le Tour de France, cinq fois le Tour d'Italie, trois fois Milan-San Remo, et est champion du monde en 1953. Louison Bobet remporte trois fois le Tour de France, Paris-Roubaix, Bordeaux-Paris, et est champion du monde en 1954. Eddy Merckx possède le palmarès le plus impressionnant : il remporte 525 victoires au cours de sa carrière. Il s'impose dans toutes les classiques, sauf Paris-Tours, gagnant sept fois Milan-San Remo, cinq fois Liège-Bastogne-Liège, trois fois Paris- Roubaix. Il domine également les grands Tours (cinq Tours de France, cinq Tours d'Italie, un Tour d'Espagne) et est champion du monde professionnel en 1967, 1971 et 1974. Bernard Hinault remporte cinq Tours de France, trois Tours d'Italie, deux Tours d'Espagne ; il s'impose également dans de nombreuses classiques (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne- Liège, Tour de Lombardie) et est champion du monde en 1980. Parmi les nombreux autres routiers de valeur internationale, il convient encore de citer : les Français Lucien Aimar, né en 1941 (Tour de France 1966, championnat de France 1968) ; Henri Anglade, né en 1933 (Critérium du Dauphiné libéré et championnat de France 1959) ; André Darrigade, né en 1929 (championnat de France 1955, championnat du monde 1959, maillot vert du Tour de France 1961) ; Gilbert Duclos-Lassalle, né en 1954 (Paris-Nice 1980, Bordeaux-Paris 1983, Paris-Roubaix 1992 et 1993) ; Laurent Fignon (Tour de France 1983 et 1984, deuxième en 1989, Tour d'Italie 1989, Milan-San Remo 1988 et 1989) ; Bernard Gauthier, né en 1924 (Bordeaux-Paris 1951, 1954, 1956 et 1957, championnat de France 1956) ; Laurent Jalabert, né en 1968 (Paris-Nice, Milan-San Remo et Tour d'Espagne en 1995) ; Luc Leblanc, né en 1966 (championnat de France 1992, championnat du monde 1994) ; Marc Madiot, né en 1959 (Paris-Roubaix 1985 et 1991, championnat de France 1987) Charly Mottet, né en 1962 (Grand Prix des nations 1985, 1987 et 1988, Critérium du Dauphiné libéré 1987, 1989 et 1992, Tour de Lombardie 1988) ; Roger Pingeon, né en 1940 (Tour de France 1967, Tour d'Espagne 1969) ; Raymond Poulidor, né en 1936 (Milan-San Remo 1961, championnat de France 1961, Flèche wallonne 1963, Grand Prix des nations 1963, Tour d'Espagne 1964, Critérium du Dauphiné libéré 1966 et 1969, Paris-Nice 1972 et 1973) ; Georges Speicher, 1907-1978 (Tour de France 1933, championnat du monde 1933, championnat de France 1935, 1937 et 1939, Paris-Roubaix 1936) ; Jean Stablinski, né en 1932 (Tour d'Espagne 1958, championnat de France 1960, 1962, 1963 et 1964, championnat du monde 1962, Paris-Bruxelles 1963, Tour de Belgique 1965) ; les Allemands Rudi Altig, né en 1937 (Tour d'Espagne 1962, Tour des Flandres 1964, championnat du monde 1966, Milan-San Remo 1968) ; Olaf Ludwig, né en 1960 (champion olympique 1988, maillot vert du Tour de France 1990) ; Rolf Wolfshohl, né en 1938 (championnat du monde de cyclo-cross 1960 et 1961, Tour d'Allemagne 1960, Paris-Nice 1968) ; les Américains Lance Armstrong, né en 1971 (championnat du monde 1993) ; Greg LeMond (Tour de France 1986, 1989 et 1990, championnat du monde 1983 et 1989) ; les Belges Ferdinand Bracke, né en 1939 (Grand Prix des nations 1962, championnat du monde de poursuite 1964 et 1969, record du monde de l'heure en 1967 avec 48,093 km, Tour d'Espagne 1971) ; Claude Criquelion, né en 1957 (championnat du monde 1984, Flèche wallonne 1985 et 1989, Tour des Flandres 1987) ; Alfred Debruyne, 1930-1994 (Paris-Nice 1956, 1958 et 1959, Milan-San Remo 1956, Liège-Bastogne-Liège 1956 et 1958, Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Paris-Tours 1957) ; Roger De Vlaeminck, né en 1947 (Liège-Bastogne-Liège 1970, Paris- Roubaix 1972, 1974, 1975 et 1977, Milan-San Remo 1973, 1978 et 1979, Tour de Lombardie 1974 et 1976, championnat du monde de cyclo-cross 1974, Tour des Flandres 1977) ; Walter Godefroot, né en 1943 (Liège-Bastogne-Liège 1967, Tour des Flandres 1968, Paris-Roubaix 1969, Bordeaux-Paris 1969 et 1976) ; Freddy Maertens, né en 1952 (championnat du monde 1976 et 1981, Tour d'Espagne 1977, maillot vert du Tour de France 1976, 1978 et 1981) ; Jean-Pierre Monseré, 1948-1971 (Tour de Lombardie 1969, championnat du monde 1970, Tour d'Andalousie 1971) ; Johan Museeuw, né en 1965 (Tour des Flandres 1993 et 1995, Paris-Tours 1993, Paris-Roubaix 1996, championnat du monde 1996) ; Eddy Planckaert, né en 1958 (Tour des Flandres 1988, Paris-Roubaix 1990, maillot vert du Tour de France 1988) ; Brick Schotte, né en 1919 (Tour des Flandres 1942 et 1948, Paris-Bruxelles 1946 et 1952, championnat du monde 1948 et 1950) ; Éric Vanderaerden, né en 1962 (Tour des Flandres 1985, Paris-Roubaix 1987, maillot vert du Tour de France 1986) ; Lucien Van Impe, né en 1946 (Tour de France 1976) ; Rik Van Looy, né en 1933 (Paris- Bruxelles 1956 et 1958, Milan-San Remo 1958, Tour de Lombardie 1959, Tour des Flandres 1959 et 1962, Paris-Tours 1959 et 1967, championnat du monde 1960 et 1961, Paris- Roubaix 1961, 1962 et 1965, soit au total 360 victoires, dont 13 dans des courses de six jours) ; Herrmann Van Springel, né en 1943 (Tour de Lombardie 1968, Paris-Tours 1969, Grand Prix des nations 1969 et 1970, Bordeaux-Paris 1970, 1974, 1975, 1977 et 1978) ; Rik Van Steenbergen, né en 1924 (Tour des Flandres 1944 et 1946, Paris-Roubaix 1948 et 1952, Flèche wallonne 1949 et 1958, championnat du monde 1949, 1956 et 1957, Tour d'Argentine 1952, Milan-San Remo 1954, et 40 victoires dans des courses de six jours) ; l'Irlandais Sean Kelly, né en 1956 (Paris-Nice de 1982 à 1988, Tour de Lombardie 1983, 1985 et 1991, Paris-Roubaix 1984 et 1986, Liège-Bastogne-Liège 1984 et 1986, Milan-San Remo 1986 et 1992, maillot vert du Tour de France 1982, 1983, 1985 et 1989) ; les Italiens Vittorio Adorni, né en 1937 (Tour d'Italie 1965, championnat du monde 1968, Tour de Suisse 1969) ; Moreno Argentin, né en 1960 (Liège-Bastogne- Liège 1985, 1986, 1987 et 1991, Tour de Lombardie 1987, Tour des Flandres 1990, Flèche wallonne 1990, 1991 et 1994, championnat du monde 1986) ; Ercole Baldini, né en 1933 (record de l'heure en 1956, avec 46,393 km, championnat du monde 1958) ; Alfredo Binda, 1902-1986 (Tour de Lombardie 1925, 1926, 1927 et 1931, Tour d'Italie 1925, 1927, 1928, 1929 et 1933, championnat du monde 1927, 1930 et 1932) ; Gianni Bugno, né en 1964 (Tour d'Italie 1990, championnat du monde 1991 et 1992, Tour des Flandres 1994) ; Claudio Chiappucci, né en 1963 (Milan-San Remo 1991) ; Maurizio Fondriest, né en 1965 (championnat du monde 1988, Flèche wallonne et Milan-San Remo 1993) ; Felice Gimondi, né en 1942, (Tour de France 1965, Tour d'Italie 1967 et 1969, Paris-Roubaix 1966, Tour d'Espagne 1968, championnat du monde 1973, Milan-San Remo 1974) ; Costante Girardengo, 1893-1978 (Milan-San Remo 1918, 1921, 1923, 1926 et 1928, Tour de Lombardie 1919, 1921 et 1922, Tour d'Italie 1919 et 1923) ; Fiorenzo Magni, né en 1920 (Tour d'Italie 1948, 1951 et 1955, Tour des Flandres 1949, 1950 et 1951) ; Francesco Moser (Tour de Lombardie 1975 et 1978, championnat du monde 1977, Paris-Roubaix 1978, 1979 et 1980, Tour d'Italie 1984, Milan-San Remo 1984, record de l'heure en 1984 avec 51,151 km) ; Gastone Nencini, 1930-1980 (Tour d'Italie 1957, Tour de France 1960) ; Giuseppe Saronni, né en 1957 (Tour d'Italie 1979 et 1983, championnat du monde 1982, Tour de Lombardie 1982, Milan-San Remo 1983) ; les Néerlandais Jan Janssen, né en 1940 (championnat du monde et Paris-Nice 1964, Bordeaux-Paris 1966, Tour d'Espagne 1967, Tour de France 1968) ;Gerrie Knetemann, né en 1951 (championnat du monde 1978) ; Hennie Kuiper, né en 1949 (championnat du monde 1975, Tour des Flandres et Tour de Lombardie 1981, Paris-Roubaix 1983, Milan-San Remo 1985) ; Jan Raas, né en 1952 (Milan-San Remo 1977, championnat du monde 1979, Tour des Flandres 1979 et 1983, Paris-Roubaix 1982) ; Joop Zoetemelk (Paris-Nice 1974, 1975 et 1979, Tour d'Espagne 1979, Tour de France 1980, plus six deuxièmes places, championnat du monde 1985) ; le Russe Evgueni Berzin, né en 1970 (Tour d'Italie et Liège-Bastogne-Liège 1994) ; le Suisse Tony Rominger, né en 1961 (Paris-Nice 1991 et 1994, Tour d'Espagne 1992, 1993 et 1994, Tour de Lombardie 1989 et 1992, record de l'heure en 1994, avec 55,291 km) et Alex Zülle (Paris-Nice 1993, Tour d'Espagne 1996). Le cyclisme sur piste Les épreuves sur piste se déroulent sur des vélodromes couverts ou en plein air. En France, trois vélodromes couverts sont en activité : ceux de Grenoble, de Paris-Bercy et de Bordeaux. Le sprint (course de vitesse) était jadis la course reine de la piste, et les sprinters, qui s'affrontaient sur des distances très courtes, étaient très populaires. Sur la piste, les records n'ont pas une valeur absolue ; en effet, les pistes ont non seulement des revêtements différents, mais aussi des dimensions variables (entre 200 m et 500 m), et les conditions ne sont pas identiques d'une épreuve à l'autre. Le record du monde de l'heure n'en reste pas moins le plus prestigieux ; Henri Desgrange établit le premier le 11 mai 1893 à Paris, avec 35,325 km dans l'heure. De 1935 à 1958, d'autres tentatives ont lieu à Milan, sur la piste du Vigorelli ; puis, en 1968, sur la piste du vélodrome olympique de Mexico, le Danois Olle Ritter (né en 1941) porte le record à 48,653 km. C'est sur cette même piste qu'Eddy Merckx parcourt 49,431 km en 1972. Toujours à Mexico, Francesco Moser, bénéficiant d'une préparation scientifique, réalise 51,151 km. En 1993, le Britannique Graeme Obree, né en 1965, avec une machine qu'il a " bricolée " lui-même, couvre 51,596 km. Chris Boardman, né en 1968 (52,270 km en 1993), Graeme Obree encore (52,713 km en 1994), Miguel Indurain (53,040 km en 1994), Tony Rominger (55,291 km en 1994) et Chris Boardman (56,375 km en 1996) inscrivent leur nom au palmarès. Parmi d'autres performances remarquables, citons celle de Daniel Morelon, qui a réalisé 10 s 72 et 28 s 75, respectivement au 200 m et au 500 m départ lancé. Plus anecdotique est l'exploit accompli en 1962 à Fribourg par le Français José Meiffret (1913-1983) : il porte la moyenne horaire à 204,778 km en roulant derrière une voiture de course en ligne droite ! Parmi les grands sprinters de l'histoire, retenons les noms de l'Américain Major Taylor, du Danois Thorvald Ellegaard, des Français Lucien Michard et Michel Rousseau, des Néerlandais Peter Moeskops, Arie Van Vliet et Jan Derksen, des Belges Jeff Scherenset Patrick Sercu, du Britannique Ray Harris, de l'Italien Antonio Maspes, du Japonais Koichi Nakano, des Allemands de l'Est Lutz Hesslich et Michael Hubner, de l'Allemand Jens Fiedler qui furent tous des champions du monde de très grand talent. Le demi-fond, course derrière motos de forte cylindrée, a connu également une grande vogue jusqu'en 1960, avant de tomber dans l'oubli ; les coureurs derrière motos sont appelés stayers.Certains, tels les Français Louis Darragon, Georges Parent, Georges Sérès, Charles Lacquehay, Georges Paillard, Ernest Terreau, Raoul Lesueur et Henri Lemoine, les Belges Victor Linart et Adolphe Verschueren, l'Espagnol Guillermo Timoner, l'Allemand Peffgen, l'Italien Vicino, ont compté parmi les meilleurs spécialistes. Parmi les autres épreuves disputées sur piste, signalons la course à l'américaine (deux coureurs se relaient à volonté sur des distances très variables ou dans des courses de six jours), la poursuite (deux coureurs tentent de se rejoindre après être partis chacun à un bout opposé de la piste), l'individuelle (course individuelle comprenant soit un seul classement final, soit des classements intermédiaires et un total de points), l'omnium (épreuve comprenant diverses spécialités telles que l'individuelle, la vitesse, la poursuite, etc.). Les premiers championnats du monde de vitesse et de demi-fond ont lieu en 1893 pour les amateurs et en 1895 pour les professionnels. Enfin, les championnats du monde de poursuite amateurs et professionnels sont créés en 1946. Depuis 1993, les titres amateurs et professionnels sont unifiés. Le cyclo-cross Spécialité spectaculaire qui se pratique, l'hiver, dans les sous-bois et les labours ; de nombreux routiers s'y consacrent afin de renouer avec la compétition. Le premier championnat du monde de cyclo-cross est organisé en 1924. Les Français Camille Foucaux, Robert Oubron, Roger Rondeaux, Jean Robic, André Dufraisse, Pierre Jodet, Georges Meunier, Dominique Arnould, l'Italien Renato Longo, le Belge Éric De Vlaeminck, le Suisse Albert Zweifel et l'Allemand Klaus Peter Thaler marquent de leur empreinte l'histoire de cette discipline. Le cyclisme féminin Des championnats du monde de cyclisme féminin existent depuis 1958, et le cyclisme féminin figure au programme olympique depuis 1984. Les épreuves olympiques sont la course sur route, la course contre la montre, la vitesse, la poursuite et le 500 m. Si le cyclisme féminin est longtemps dominé par les représentantes des pays de l'Est, la figure marquante de ce sport est la Française Jeannie Longo (née en 1958). Jeannie Longo remporte le Tour de France en 1987, 1988 et 1989, est championne du monde sur route en 1985, 1986, 1987, 1989 et 1995, championne olympique sur route en 1996, championne du monde de poursuite en 1986, 1988 et 1989. L'Italienne Marie Canins (née en 1949), gagnante du Tour de France en 1985 et 1986, la Néerlandaise Leontine Van Morseel (née en 1970), championne olympique sur route en 1992, championne du monde en 1991 et 1993, méritent également d'être citées. Le cyclotourisme Forme de cyclisme qui permet de concilier le sport de détente et le tourisme écologique, le cyclotourisme compte de plus en plus d'adeptes (environ 120 000 en France) et dispose, en France seule, de 3 000 clubs. Des randonnées, d'où tout esprit de compétition est banni, sont organisées régulièrement. Des brevets d'endurance (audax), sur 200 km ou davantage, sont décernés chaque année. Le VTT Le VTT naît en Californie en 1976 et apparaît en Europe au milieu des années 1980. Il se pratique avec un vélo conçu spécialement (roues crantées, fourche télescopique, freins à tambour) et permet d'effectuer toutes sortes de randonnées. À haut niveau, des championnats du monde sont organisés depuis 1990. Les disciplines sont la descente et le cross-country. Un Tour de France VTT est organisé en 1995 (victoire du Néerlandais Bart Brentjens). Le VTT est inscrit au programme des jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Le Néerlandais Bart Brentjens et l'Italienne Paola Pezzo s'imposent. Webencyclo des Éditions Atlas 2001 - Tous droits réservés
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Roger Gravel
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